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EXEMPLES DE PROTOCOLES POUR LA PROSPECTION DES SITES

Publié le 20 Avril 2013 par alfredolloza

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La recherche des nids en hiver peut être réalisée individuellement ou en groupe. Il est important de relever dans tous les cas les secteurs prospectés et de se coordonner avec les autres naturalistes à la suite des prospections. Les massifs ou les boisements privilégiés sont repérés en amont sur les cartes aériennes en fonction des paramètres habituels : âge des peuplements, relief, densité des observations d’oiseaux en période de reproduction, queues d’étang, rivières, tranquillité…. La prospection en groupe avec un intervalle adapté entre les chercheurs permet une répartition efficace sur les secteurs prospectés. Si les gros arbres sont recherchés, certaines parcelles a priori trop jeunes peuvent aussi receler quelques gros arbres isolés.

Protocole de recherche de nids de Cigogne noire depuis des points hauts en période d’élevage des jeunes (source Réseau national Cigogne noire, Paul Brossault )

Principe :

Plusieurs observateurs se postent sur des points hauts dans une zone où l’on soupçonne la présence d’un nid suite à des observations répétées d’adultes. Ne pas les confondre avec les immatures de retour d’Afrique en mai et qui ne sont pas nicheurs. Les indices de couple cantonné en début de saison sont aussi à prendre en compte : adulte transportant des matériaux, adulte posé en pleine forêt…. Les zones d’anciens nids méritent une attention particulière. Des déplacements de nids de moins d’un kilomètre ne sont pas rares

On repère donc les adultes en vol censés ravitailler la nichée. On officie par beau temps et sans brouillard pour bénéficier d’une bonne visibilité.

Une cigogne en vol se repère à plus d’un kilomètre et ne peut guère être confondue avec une autre espèce.

Epoque :

On programme ces opérations entre le 15 mai et 10 juillet. A ce moment les poussins sont laissés seuls au nid et le couple assure le ravitaillement. Les deux adultes voyageant, on optimise les probabilités de contact. Les poussins exigeant de plus en plus de nourriture on peut penser que tes ravitaillements seront plus nombreux au fil des jours jusqu’à l’envol. Cependant la taille de la nichée influe sur le nombre de ravitaillements. Pour une nichée de trois jeunes les suivis satellitaires indiquent une moyenne d’une dizaine de nourrissages par jour, parfois moins. Avec une présence au nid souvent inférieure à deux minutes à chaque ravitaillement. On conseille un horaire matinal sur le fait que les oiseaux ont faim alors que plus tard, éventuellement repus, ils peuvent stationner sur un perchoir un long moment.

Technique :

L’observateur doit être attentionné. Il scrute à l’œil nu mais aussi aux jumelles à plus grande distance en balayant l’horizon. On scrute le ciel mais aussi les flancs de coteaux en paysage vallonné. On a remarqué que les oiseaux reviennent souvent au nid en rasant la canopée en vol battu, Parfois même en circulant au niveau de la lisière forestière. Repartant du nid après le nourrissage ils reprendraient plus volontiers une ascendance. Par beau temps les ascendances ne se forment que vers 10 heures. Le vol bas des oiseaux au ras des cultures à la périphérie des forêts est peu observé. Une Cigogne plongeant dans un vallon forestier pour réapparaître quelques minutes plus tard et est un bon indice de nidification. Si l’observation se répète, une prospection s’impose.

Organisation

Chaque observateur est doté d’une carte IGN sur laquelle sont positionnés tous les postes de guets des participants. Les numéros de téléphone portable de chacun sont communiqués afin de se prévenir en cas d’observation.

L’observation est reportée sur la carte, trait plein pour l’observation effective pointillé pour la direction supposée ensuite. On dessine la flèche de sens du vol ainsi que les ascendances.. L’heure et la durée de l’observation sont notées avec précision et commentées avec les autres observateurs.

En fin d’opération on fait le bilan, chacun reporte ses observations sur la carte finale (traits pleins, traits pointillés, sens du vol, ascendances.

Au final, rarement à la première sortie, compter à minima 3 sorties, on finit par cerner une zone forestière de taille variable susceptible d’abriter un nid occupé. Une centaine d’hectares est idéale. On repère par cartographie aérienne les parcelles à prospecter (on délaisse par exemple les jeunes peuplements sans gros arbres)). On procède à des virées en équipe. A cette époque la forêt est feuillée et la visibilité réduite. Un nid peut se rater à 30 mètres. Ne pas oublier de regarder au sol, les fientes au pied du nid sont parfois visibles de loin. Avec plus de chance on peut entendre claquer les becs ou piailler les jeunes à l’approche des adultes. En cas d’insuccès on reviendra en période hivernale avec une visibilité optimale.

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